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Analyse de swing par IA : comment ça marche vraiment

Filmer son swing avec son téléphone est devenu un réflexe. Le problème, c'est ce qui vient après : on regarde la vidéo, on trouve que « ça a l'air bizarre », et on ne sait pas quoi en faire. Sans œil entraîné, une vidéo de swing est une information brute, pas un diagnostic.

C'est précisément le travail d'une analyse de swing par IA : transformer quelques secondes de vidéo en mesures exploitables, puis en pistes de correction. Voici ce qui se passe réellement entre l'upload et le rapport.

Étape 1 : de la vidéo au squelette

La première brique s'appelle la détection de pose. Un modèle de vision par ordinateur analyse chaque image de la vidéo et y place des points articulaires : épaules, coudes, poignets, hanches, genoux, chevilles, tête. Image par image, ces points forment un squelette qui suit votre mouvement.

À partir de là, l'IA ne travaille plus sur des pixels mais sur de la géométrie : des angles, des distances, des vitesses de rotation. C'est ce changement de représentation qui rend tout le reste possible.

Étape 2 : le découpage en phases

Un swing n'est pas un geste uniforme, c'est une séquence. L'algorithme identifie les moments clés :

  • L'adresse — position de départ, alignement, posture
  • La montée (backswing) — jusqu'au point le plus haut
  • La transition — le changement de sens, moment critique où beaucoup de choses se jouent
  • La descente (downswing) — l'accélération vers la balle
  • L'impact — quelques millisecondes qui déterminent le vol de balle
  • Le finish — l'équilibre en fin de geste

Ce découpage automatique est indispensable : dire « votre poignet casse » n'a aucun sens sans préciser quand. Le même angle est correct à l'adresse et problématique à l'impact.

Étape 3 : ce qui est mesuré

Une fois les phases posées, l'analyse produit des métriques concrètes :

Le tempo. C'est le rapport entre la durée de la montée et celle de la descente. La référence observée chez les joueurs professionnels tourne autour de 3 pour 1 — trois fois plus de temps pour monter que pour descendre. Un tempo trop rapide en montée est un défaut extrêmement courant chez l'amateur, et c'est l'une des choses les plus faciles à corriger une fois qu'on la voit chiffrée.

Le plan de swing. La trajectoire du club dans l'espace, et sa constance entre la montée et la descente.

La rotation et le transfert. Rotation des épaules et des hanches, séquence entre le haut et le bas du corps, déplacement du centre de gravité.

Le vol de balle. Quand la balle est visible dans le cadre, sa trajectoire est reconstituée — départ, courbure, direction générale.

Étape 4 : la détection des défauts

C'est là que la mesure devient utile. L'analyse compare vos données à des schémas techniques connus et signale les écarts caractéristiques : perte de posture, glissement latéral, casse précoce des poignets, mauvaise séquence de descente, déséquilibre au finish. Chaque défaut détecté est associé à un moment précis du swing, et l'ensemble donne un score global.

Le score en lui-même n'est pas le plus intéressant — c'est un repère de suivi. Ce qui compte, c'est la liste priorisée : sur cinq défauts détectés, il y en a généralement un qui cause les autres.

Bien filmer son swing : la partie qui change tout

C'est le point le plus sous-estimé. Une analyse ne vaut que ce que vaut la vidéo. Quelques règles simples :

Choisissez votre angle. Deux vues standard, et elles ne montrent pas la même chose :

  • Face-on (de face, perpendiculaire à votre ligne de jeu) : idéale pour le tempo, le transfert de poids, la posture, l'équilibre
  • Down-the-line (derrière vous, dans l'axe de la cible) : idéale pour le plan de swing, l'alignement, la position du club

Si vous ne filmez qu'une seule vue, prenez le face-on pour commencer — c'est la plus lisible.

Placez le téléphone à hauteur de mains, pas au sol ni à hauteur d'yeux. Une caméra trop basse déforme les angles et fausse la lecture.

Reculez suffisamment pour que tout le corps et le club restent dans le cadre du début à la fin, finish compris. Le swing coupé en haut de montée est l'erreur la plus fréquente.

Filmez en mode ralenti si votre téléphone le permet (120 ou 240 images par seconde). Plus il y a d'images, plus la détection de pose est précise — surtout autour de l'impact, où tout va très vite.

Soignez la lumière. Contre-jour, ombre marquée ou faible luminosité dégradent nettement la détection. Une lumière diffuse et un fond dégagé donnent les meilleurs résultats.

Ce que vous obtenez au bout

Sur FlyAway, une fois la vidéo envoyée, l'analyse se déroule en streaming — vous suivez la progression en direct plutôt que d'attendre devant un écran figé. À l'arrivée :

  • Le score global et la liste des défauts détectés, situés dans le swing
  • Une vidéo annotée en option, avec le squelette superposé : vous voyez littéralement ce que l'IA a vu
  • Un rapport de coaching qui ne se contente pas de lister les symptômes mais remonte aux causes probables, avec un plan d'action
  • Des vidéos d'entraînement sélectionnées en fonction des défauts identifiés, et non une playlist générique
  • L'historique de vos analyses, pour comparer dans le temps — c'est là que ça devient vraiment intéressant

Les limites, honnêtement

Une analyse vidéo par IA travaille sur de la géométrie en deux dimensions. Elle voit très bien ce qui se passe, moins bien pourquoi vous le faites. Une perte de posture peut venir d'une limitation de mobilité, d'un grip mal placé, ou simplement d'une intention erronée — trois causes qui appellent trois corrections différentes, et qu'un enseignant identifie en trente secondes en vous regardant jouer.

L'usage le plus efficace n'est donc pas de remplacer un pro, mais de rendre chaque leçon plus rentable : arriver avec des données, un historique et une question précise, plutôt qu'avec « je slice, aidez-moi ».

Et entre deux leçons, c'est un moyen simple de vérifier que ce que vous croyez faire correspond à ce que vous faites réellement. C'est souvent la découverte la plus utile.


Testez l'analyse de swing par IA avec une vidéo de votre prochaine séance au practice. Pour un accompagnement sur la durée, le coach IA construit un programme à partir de vos analyses et de vos cartes de score.